samedi 20 novembre 2010

Articles de la revue l’aide- soignante[1] n°121. Novembre 2010

Dimanche 21 Novembre 2010

4h47 dans mon bureau

Articles de la revue l’aide- soignante[1] n°121. Novembre 2010

Deux articles ont retenu mon attention :

Le premier est page 6 : Mots pour comprendre. Demande par Michelle Guimelchain-Bonnet psychologue à Paris.

Demande : a plusieurs sens selon le contexte dans lequel il est utilisé et du groupe de mots qui suit le mot demande. L’objet de la demande peut concret ou abstrait :

  • · Demande d’aide.
  • · Demande de prise en compte de l’être.
  • · Demande lié à un acte paramédical : médicament, soins de conforts…
  • · Demande liée à l’offre et la demande de soins…

En tout état de cause je me dois d’entendre cette demande, qui peut en cacher une autre. Par exemple un patient qui sonne souvent la nuit peut me dire « je me suis trompé de bouton » mais ne dois-je pas entendre « j’ai besoin de vous, de votre présence, la nuit m’angoisse ». Une demande émanent d’un patient la nuit n’est pas toujours anodine et dois la prendre en compte.

Selon le type de demande il me faut aussi savoir déléguer l’acte sous-jacent, car je ne suis pas même à répondre à tout. Pouvoir diriger le patient, par exemple vers un psychologue pour mettre en place une thérapie ou une relation d’aide.

Mon métier est entre autre de détecter, puis transmettre la demande à la quelle je suis pas formé. Je ne dois pas culpabiliser de ne pas pouvoir répondre à tout. C’est un travail d’équipe multidisciplinaire dans lequel je m’inscris, chacun doit tenir son rôle. Agir et réagir en fonction de ses (mes) compétences.

Le second article est de Pascal Macrez[2] pages 11-12

La responsabilité de l’aide-soigant(e) face à la lois :

Dans le cadre de mon travail il m’est arrivé de faire se que l’on appelle un glissement de taches. Cela est souvent lié à un manque de personnel. La continuité des soins doit être assurée, mais le risque est grand de se retrouver devant un tribunal. La je suis confronté à la dichotomie entre :

  • · Cadre légal de ma profession.
  • · Et réalité de terrain.

Quels sont les risques pour les professionnels en cas non respect des textes :

  • · La responsabilité pénale : avec sanction car il peut (le soignant) se retrouver devant le tribunal correctionnel.
  • · La responsabilité civile et administrative.
  • · La responsabilité disciplinaire.

Cela est une graduation des diverses responsabilités, mais il ne faut pas perdre de vue que dans certains cas ces trois responsabilités peuvent être conjointe et les sanctions seront à la fois pénales, civile et disciplinaire.



[1] http://www.em-consulte.com/revue/aidsoi/derniernumero

[2] Consultant-formateur, association Altelis, Brétigny-sur-Orge (91)

Deux concepts peuvent ils se croiser dans ma recherche ?

Dimanche 21 novembre 2010

3h05 dans mon bureau

Deux concepts peuvent ils se croiser dans ma recherche ?

Je suis dans la lecture du dernier ouvrage de d’Albert Piette[1] : (2009). Anthropologie existentiale. Editions Pétra. Dans le chapitre « minimalité et virtualité : l’anthropologie existentiale » mon attention a été attirée par le concept des instants, de l’intervalle et des petits intervalles (Pages 82-88). Dans nomenclature des petits je retrouve (pages 85-86)

  • · La docilité
  • · L’interstitialité
  • · La latéralité
  • · L’extériorité
  • · La fluidité
  • · L’hypolucidité

Cela me ramène tout naturellement à la théorie des moments. Puis je me servir dans l’analyse des mes données de ces deux concepts ? Sont il complémentaires ou antagonistes ?

Quatre hypothèses s’ouvrent à moi :

  • · Arriver à me servir des concepts conjointement.
  • · Me servir de la théorie des moments seule.
  • · Me servir de la théorie de l’intervalle et des petits intervalles seuls.
  • · Me servir des deux théories l’uns après l’autre.

Il me faut prendre un extrait de mon journal de bord pour en faire une analyse. Si je prends le postulat d’analyser une situation en me servant de ces deux théories l’une après l’autre il me faudra peut-être confronter mes résultats ? Cela me semble plus un travail de thèse que master.

Cela veut aussi dire que travaille à la fois dans champs socioanalyse et de la sociologie en y intégrant des données anthropologiques. Peut être un travail trop vaste pour moi ?

En tout état de cause je dois prendre contact avec un thésard de Karlsruhe qui travaille sur la théorie des moments. Nous pourrions en parler ensemble car nous nous retrouvons dans même groupe de séminaires de l’école doctorale/master de Strasbourg.

Je n’ai pas encore posé mon choix quant à la façon dont je vais utiliser ces deux concepts. La première chose à faire, me semble t-il est de me les approprier.



[1] http://www.albertpiette.net/categorie,parcours-de-recherche,2957207.html

mercredi 17 novembre 2010

Ma bibliographie mise à jour

/Genicot, Leleu. 2001. Le droit medical. aspects juridiques de la relation medecin-patient. De Boeck - Wesmael.

Anselme, Bruno. 1991. Biologie humaine : anatomie, physiologie, santé. [Paris]: F. Nathan.

Ardoino, Jacques. 1999. Education et politique. 2 éd. Economica.

Barbier, René. 1997. L'approche transversale. Economica.

———. 1996. La recherche-action. Economica.

Bioy, Antoine. 2009. La communication entre soignant et soigné repères et pratiques. 2 éd. [Rosny-sous-Bois]: Bréal.

Blanchard-Laville, Claudine. 2009. Processus inconscients et pratiques enseignantes. Paris: Harmattan.

Breton, David Le. 2006. Anthropologie de la douleur. édition revue et augmentée. Editions Métailié.

Center for History and New Media. “Guide rapide pour débuter.” http://zotero.org/support/quick_start_guide.

Chiantaretto, Jean-François. 1998. Ecriture de soi et trauma. Economica.

Chiantaretto, Jean-François et al. 2005. Autobiographie, journal intime et psychanalyse. Economica.

Cifali, Mireille. 2005. Le lien éducatif : contre-jour psychanalytique. Presses Universitaires de France - PUF.

Colin, Lucette, Jean-Louis Le Grand, et Collectif. 2008. L'éducation tout au long de la vie. Economica.

Collectif, et Jean-François Chiantaretto. 2002. L'écriture de soi peut-elle dire l'histoire ? Actes du colloque organisé par la BPI les 23 et 24 mars 2001 dans la Petite Salle du Centre Pompidou à Paris. Bibliothèque Publique d'Information (BPI) du Centre Pompidou.

Constantopoulos, Michel. 2009. En-jeux de l'Autre : Entre plaisir et jouissance. Erès.

Curchod, Claude. 2009. Relations soignants-soignés : prévenir et dépasser les conflits. Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine): Masson.

Delory-Momberger, Christine, et Remi Hess. 2001. Le Sens de l'histoire : Moments d'une biographie. Economica.

Demorgon, Jacques. 2004. Complexité des cultures et de l'interculturel : Contre les pensées uniques. 3 éd. Economica.

Devers, Gilles. 2007. Code des salles de soin : Recueil des textes usuels à la pratique des soins choisis et commentés. 2 éd. Editions Lamarre.

Dreyfuss, Jean-Pierre. 2000. Qu'est-ce que l'inconscient. Erès.

Drouin-Hans, Anne-Marie. 1998. L'éducation, une question de philosophie. Economica.

Fainzang, Sylvie. 2006. La relation médecins-malades : information et mensonge. Presses Universitaires de France - PUF.

Fond-Harmant, Laurence. 2000. Des Adultes à l'université: Cadre institutionnel et dimensions biographiques. L'Harmattan.

Forthomme, Bernard. 2007. La conversation et les écoutes difficiles. Editions Franciscaines.

Freud, Sigmund. 1999. La vie sexuelle. 9 éd. Presses Universitaires de France - PUF.

Freymann, Jean-Richard. 2002. Introduction à l'écoute. Erès.

———. 2005. La naissance du désir : Essai psychanalytique. Erès.

Gaurier, Philippe. 2009. Quand les soignants témoignent... : Du droit individuel à. Masson.

Hesbeen, Walter, et Collectif. 2009. Dire et écrire la pratique soignante du quotidien : Révéler la quête du sens du soin. Seli Arslan.

Hess, Odile et al. 2010. L'accompagnement d'une mère en fin de vie - Journal à quatre mains. Teraedre.

Hess, Remi. 2001. Centre et peripherie 2e ed. Economica.

———. 2009. Henri Lefebvre et la pensée du possible : Théorie des moments et construction de la personne. Economica.

———. 1998. La pratique du journal. Economica.

———. 2005. Le journal des idées. Presses universitaires de Sainte-Gemme.

———. 1989. Le lycée au jour le jour. Méridiens-Klincksieck.

———. 1981. Le Temps des médiateurs : "Le Socianalyste dans le travail social". Anthropos.

Hess, Remi et al. 2006. L'observation participante : Dans les situations interculturelles. Anthropos.

Hess, Rémi. 1998. Pédagogues sans frontière : ecrire l'intérité. Paris: Anthropos ;Diffusion Economica.

Hess, Rémi. 2003a. Produire son oeuvre : Le moment de la thèse. Teraedre.

———. 2003b. Voyage à Rio : Sur les traces de René Lourau. Teraedre.

Hess, Rémi, et Kareen Illiade. 2009. Cultures & sociétés N12. Les formes de l'écriture impliquée. TERAEDRE.

International, Nanda. 2008. Diagnostics infirmiers : Définitions et classification. 2007 éd. Masson.

Jacquemin, Dominique. 2009. Manuel de soins palliatifs définitions et enjeux, pratiques de soins et accompagnement, psychologie et éthique. 3 éd. Paris: Dunod.

Kacimi, Mohamed, et Jalil Bennani. 2008. Traces et paroles. édition originale. Al Manar.

Kim, Sun-Mi. 2008. Jeunes femmes asiatiques en France : Conflit de valeurs ou métissage culturel. L'Harmattan.

Kress-Rosen, N. 1995. Trois Figures De LA Passion: Hypotheses. Clinique/Psychanalyse /Culture. Springer-Verlag.

Lagache, Daniel. 1976. La psychanalyse Que sais-je? Presses universitaires de France.

Lapassade, Georges. 2006. Groupes, organisations, institutions. 5 éd. Anthropos.

———. 1997. L'entrée dans la vie. Economica.

———. 1998. Microsociologie de la vie scolaire. Economica.

Laplanche, Jean. 1984. Vocabulaire de la psychanalyse. 8 éd. Paris: Presses universitaires de France.

Laplantine, François. 1993. Anthropologie de la maladie. Payot.

Lefebvre, Henri. 1997a. Critique de la vie quotidienne. Fondements d'une sociologie de la quotidienneté, tome 2. L' Arche (Theatre).

———. 1997b. Critique de la vie quotidienne. Introduction, tome 1. L' Arche (Theatre).

Lesourd/Francis. 2009. L' Homme en Transition - Education et Tournants de Vie. Economica.

Lourau, René. 1997. La clé des champs. Economica.

Manoukian, Alexandre. 2008. La relation soignant-soigné. 3 éd. Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine): Lamarre.

Moley-Massol, Isabelle. 2007. Relation médecin-malade : Enjeux, pièges et opportunités-Situations pratiques. DaTeBe Editions.

Nuland, Sherwin. 1994. Mourir : réflexions sur le dernier chapitre de la vie. Paris: InterEditions.

Pagès, Max. 2002. La Vie affective des groupes : Esquisse d'une théorie de la relation humaine. 3 éd. Dunod.

Piette, Albert. 2009a. Anthropologie existentiale. Editions Pétra.

———. 2009b. L'acte d'exister : une phénoménographie de la présence. Socrate Editions PROMAREX.

———. 2007. L'Etre Humain., une Question de Details. Promarex.

———. 2005. Le temps du deuil : Essai d'anthropologie existentielle. Editions de l'Atelier.

———. 2006. Petit traité d’anthropologie. Editions Socrate Promarex.

———. 2010. Propositions anthropologiques : Pour refonder la discipline. Editions Pétra.

Pineau, Gaston. 2000. Temporalités en formation. Vers les nouveaux synchroniseurs. Economica.

Pineau, Gaston, et Jean-Louis Le Grand. 2007. Les histoires de vie. 4 éd. Presses Universitaires de France - PUF.

Queneau, et Ostermann. 2004. Le médecin, le malade et la douleur. 4 éd. Editions Masson.

“Relation médecin-malade : Enjeux, pièges et opportunités-Situations pratiques: Amazon.fr: Isabelle Moley-Massol: Livres.” http://www.amazon.fr/Relation-m%C3%A9decin-malade-Enjeux-opportunit%C3%A9s-Situations-pratiques/dp/2915968152/ref=sr_1_8?s=books&ie=UTF8&qid=1289375628&sr=1-8 (Accédé Novembre 10, 2010).

Ruszniewski, Martine. 2004. Face à la maladie grave : Patients - Familles - Soignants. Nouvelle. Dunod.

———. 2007. Le groupe de parole à l'hôpital. Dunod.

Soliveres, Anne Perraut. 2001. Infirmières, le savoir de la nuit. Presses Universitaires de France - PUF.

Svandra, Philippe. 2009. Le soignant et la démarche éthique. Paris: ESTEM.

Veja, Anne. 2000. Une ethnologue à l'hôpital : L'ambiguïté du quotidien infirmier. Editions des archives contemporaines.

Weigand, Gabriele, et Remi Hess. 2007. La passion pédagogique. Economica.

Winnicott. 2000. La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques. Gallimard.

Dernière mise à jour le 22/10/2010

Entrer dans la recherche et publier

12h18 dans mon bureau

Entrer dans la recherche et publier

Pour avancer dans ma recherche je me suis abonné à la revue « l’aide soignante »[1]. Je désire savoir se qui se dit est fait dans mon domaine professionnel. Par la même occasion j’ai pris contact avec la rédaction de la revue pour leur proposer de collaborer avec eux. Cette démanche faite je ne pensais être contacter. Quelle ne fût pas ma surprise de recevoir cette réponse :

« Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous adresser les recommandations auteur pour la préparation d’un article

qui serait destiné à nos revues pour les aides-soignant(e)s.

D’autre part, votre expérience professionnelle à retenu notre attention et nous

serions heureux de recevoir votre CV en vue d’une éventuelle participation à l’un de nos Comités de rédaction

Restant à votre disposition

Bien cordialement

Dominique Pierre-Prébois

Assistante

Revues Professionnelles Elsevier Masson

62, rue Camille Desmoulins

92442 Issy-les-Moulineaux cedex »

J’ai donc répondu en envoyant mon CV et mon mémoire de M1. J’espère pouvoir travailler avec les édition Masson. Le but est aussi de publier, en premier lieu un condensé de mon mémoire pour en faire un article. Puis dans un second temps voir ma production de cette année est publiable sous la forme d’un ouvrage. Je regrette que la parole de/des aide(s) soignant(s) ne soit pas publique et publiée. Donc je suis dans l ‘attente d’une réponse de la maison d’édition pour tous mes projets. C’est aussi cela pour moi que d’entrer dans la recherche.




[1] http://www.em-consulte.com/produit/aidsoi

Sujet et objet malgré moi

Mercredi 17 novembre 2010
10h35 dans mon bureau

Sujet et objet malgré moi


Je me retrouve dans la posture du sujet et l’objet de mon étude malgré moi. Depuis quelques temps je suis façon récurrente obliger de consulter en urgence en urologie. Je deviens client de ma propre institution. Mais je suis aussi un professionnel de la santé. Quelle dichotomie. Comme tout usagé je vie le parcours du combattant, prise de rendez vous pour des échographie, tenter que l’on pose enfin le bon diagnostic sur ma pathologie. Bref la vie d’un patient (impatient) d’en finir avec la douleur physique.
Dans ce cadre je désire être acteur de ma propre prise en charge sans dépasser mon domaine de compétences, cela est assez difficile pour moi. Lors de ma dernière consultation je diagnostic tombe… Somatisation testiculaire… Diantre cela existe ? la réponse est non. Nous sommes un CHU ou il y a diverses recherches en cours. Je suis étonné du peu de cas fait le traitement de mon dossier. Je me suis donc retourner vers le secteur privé pour continuer à comprendre ce qui m’arrivais. Je suis allé chez un urologue de ville diagnostic posé en 5 minutes (prostatite aigue)… Bref cela a mis un tel temps à être détecté que je me retrouve dans le tourbillon de chronicisation de cette maladie.
Quatre semaine d’arrêt de travail, un rendez vous avec le conciliateur de la cellule qualité pour savoir ce qui c’est réellement passé… et hop une petite tape sur les doigts du service d’urologie et c’est tout.
Il est entendable de ma part qu’il faut apprendre son métier, mais à un moment il faut aussi être supervisé par un professionnel confirmé. Je pense que le manque criant de personnel, les coupes budgétaires font que notre système de santé est en déliquescence. Petit à petit la santé a un prix, celui que chacun peu y mettre…


dimanche 14 novembre 2010

un et multiple

5h00 dans mon bureau

J’entame la lecture des 16 pages que je viens d’imprimer sur « un et multiple » :

E premier ce qui me frappe dans les premières pages est : comment puis-je être un et multiple dans le moment du travail à l’hôpital ?

Extrait de mon journal de bord :

« Les temps changes

Hier je suis allé en séance chez mon psychanalyste et j’ai parler de mon entretient avec les deux cadres. Durant cette séance c’est posé à moi la question du vocabulaire, et de la différance de culture.

Lorsque j’ai passé mon diplôme d’aide-soignant les formatrices parlaient de malades, de patients mais en aucun cas de clients, nous étions en 1984. Depuis nous sommes entré dans aire de rentabilité, de marchandisation de la santé. Pourquoi en sommes nous là ? Est-ce une volonté politique ou tout simplement une évolution normale ?

Ce dont je suis certain à ce jour c’est que je n’envisage pas faire du clientélisme. En 1988 je passais un BTS action commerciale, et parler de client ne me choquait pas. J’étais dans une dynamique ou je devais vendre un produit afin de satisfaire le client. Il y avait la dimension de l’entreprise avec comme but de dégager des bénéfices, de calculer des marges, le client était roi.

J’ai quelque peu de mal à reproduire le schéma dans le cadre de la santé publique. Certes je suis au service de l’autre, mais pas à n’importe quel prix. Que dois-je vendre ? Un traitement ? Une prestation dite hôtelière ? Mon savoir faire ?

Je ne suis pas entré dans la fonction publique pour cela. J’en suis resté au droit de chacun d’avoir accès au système de santé publique. J’ai l’impression qu’en presque 30 ans de carrière la santé publique se délite pour des raisons hautement économique.

J’ai la sensation qu’i m’est demandé de faire abstraction de qui je suis, je travaille avec mon histoire. Elle constitutive de ce que je suis comme soignant aujourd’hui. Il me faut me fondre dans la masse, accepter la culture de l’entreprise avec ses objectifs de rentabilités. De ce fait je suis de plus en plus mal alaise dans mon travail. Je dois avaler des couleuvres comme quant une patiente me tutoie, me dit que j’ai le cul chaud…il me faut me mordre la langue.

Ce soir je dois retourner au travail, mais j’ai une boule au ventre rien que d’y penser. Pour en avoir parlé plus d’une fois avec Maïa je peux comprendre que le système de santé doit fonctionner comme une entreprise (mais c’est au intellectuel), émotionnellement je ne puis intégrer cette dimension. Donc que dois-je faire ? Travailler sur mes pratiques, ma façon d’être et de verbaliser ? Ou tout simplement partir de l’institution ?

Au-delà de se questionnement mon analyste a pointé du doigt ma difficulté à « faire », à vivre et travailler dans un cadre institutionnel rigide. Peut être que le problème réside en cette question. Je désire être plus indépendant, avoir moins de contraintes dans mon travail : Il faut justifier le moindre acte, et se plier aux décisions de la hiérarchie (comme compter le linge, alors que cela ne sert à rien puisque toute les nuits c’est pénurie).

Suis-je encore fait pour travailler avec les « clients » d’un service hospitalier ? »

Comment m’inscrire dans ce un et multiple ? Je suis un tout, fait de fragments de vie. Ces fragments m’ont unifiés. Aujourd’hui il m’est demandé dans le cadre de mon travail d’être « un ». Un formaté par une culture d’entreprise. Cela choque mon éthique et ma morale. La multiplicité de mon Etre peut s’exprimer hors institution. Mais suis-je vraiment moi même lorsque je travaille de nuit avec et pour l’autre ?

« Etre en devenir »

Lundi 15 novembre 2010

4h00 derrière mon bureau

Je raccroche les wagons du cours de Rémi

Je viens d’imprimer toutes les interventions pour « Etre en devenir » et « un et multiple ». Je ne pense pas pouvoir lire tout d’un coup. Il me faut du temps pour assimiler vos interventions.

« Etre en devenir » :

Le temps et les moments, pour moi ce n’est quelque que chose dont je n’ai pris conscience en psychanalyse (n’en déplaise à Rémi). Depuis quelque année j’apporte des moments en séance, je ne faisais pas le lien pour en faire un tout.

Puis depuis peu c’est fait jour que mon histoire de vie, de travail avec un lien : la figure maternelle. Je n’entrerais pas des les détails. Cette figure en est le fil rouge qui fait lien entre moment scolaire, professionnel et conflits institutionnel au sein du travail. En quelque sorte j’ai passé ma vie à reproduire des moments sans pouvoir en tirer une expérience positive. Pourquoi reproduite ? Quels bénéfices secondaires pouvais-je en tirer ? Peut être simplement que c’était un cadre césure dans lequel j’avais mes repères.

Mon travail actuel est déstructuré ces moments pour les faire miens. Me dire qu’ils sont constitutifs de ce que je suis et ne serais jamais : c’est à dire faire le deuil de moments idéalisés, comme la mère idéale. Cela me déstabilise, remet en cause des certitudes. Ma posture évolue, dans le cadre de ma reprise d’études mais aussi dans celui de mon travail à l’hôpital.

La théorie des moments

Dimanche 14 novembre 2010

15h52 dans mon bureau

La théorie des moments

Je reproduis ici un texte d’Henri Lefèbvre sur la théorie des moments afin de m’interroger de sa place dans les cours de Rémi : le journal de recherche, la théorie de l’expérience et penser l’institution.

Le temps et sa profondeur, me semblait-il alors[1], ne s'épuisent pas avec les concepts d'évolution, de développement, de dissolution, de révolution, de croissance ou de perte et d'éloignement par rapport à l'originel. Le temps et la temporalité comportaient à mon avis aussi l'involution. C'est-à-dire que la durée, loin de se définir seulement comme linéaire ou comme coupée par des discontinuités, s'infléchit aussi comme une ligne en volutes ou spirales, comme un courant en tourbillons et remous (métaphores n'ayant qu'une vérité approximative). Il se formerait donc à l'intérieur de chaque conscience individuelle ou sociale des durées intérieures à elles-mêmes pendant un certain laps de temps, se maintenant sans pour cela s'immobiliser ou se mettre hors du temps: les moments. Je ne prenais donc pas ce mot dans le sens hégélien, emprunté à la mécanique, (le « moment d'inertie ", etc.) et transporté dans l'histoire ascendante de la conscience, les moments désignant les étapes dans cette histoire, les « figures », les articulations et passages de l'inférieur au supérieur. Je ne le prenais pas non plus dans le sens courant ou simplement psychologique ; un « moment » peut s'étendre dans le temps ou se condenser ; surtout il peut se retrouver, se répéter. Ainsi la vie de la conscience et de l'être conscient reproduisait dans cette théorie le grand mouvement cosmique qui crée des êtres distincts et les reproduit en les emportant dans son immense devenir.

Ces « moments » devaient donc à mon avis se considérer comme essentiels ou substantiels, bien que non définissables sur le modèle classique de la substantialité (de l'être). Ils ne me paraissaient ni des accidents ni des opérations de l'intériorité (subjective) mais des modes de communication spécifiques, communicables et communiquants, si je puis dire : des modalités de la présence. (Je n'aurais pas dit des catégories de l'existence ou des « existentiaux ». Je n'employais pas ce vocabulaire ; et cependant il s'agissait un peu de cela, chaque « moment » à mon sens n'ayant pas à se légitimer et à s'authentifier et ne se fondant comme moment que sur soi, sur son existence, fait et valeur coïncidant). Ainsi le moment de la contemplation, le moment de la lutte, le moment de l'amour, le moment du jeu ou celui du repos, celui de la poésie ou de l'art, etc. Chacun d'eux ayant une ou des propriétés essentielles et notamment celle-ci, que la conscience pourrait s'y engager, y rester prisonnière d'une « substantialité » absolue, l'acte libre se définissant alors par la capacité de se déprendre, de changer de « moment » dans une métamorphose, et peut-être d'en créer. Ainsi, le moment de l'amour ou bien celui du jeu pouvant saisir la conscience, l'enferme dans une totalité partielle mais pour elle saisissante dès qu'elle se laisse prendre ou se veut prise. Pourtant aucun de ces moments, aucune de ces puissances de la subjectivité ne saurait se clore complètement. Totalités partielles, je les voyais tous comme des « points de vue » reflétant la totalité.

Je ne croyais donc alors, en tant que philosophe, ni à un moment unique, absolu, révélateur (angoisse, joie) et point de départ d'une description de l'existence, ni à une multiplicité indéfinie d'instants, mais à cette pluralité de moments relativement privilégiés. Leur universalité concrète leur conférait un caractère « intermonadique » égal en dignité et en réalité aux consciences elles-mêmes. Ni l'extériorité pure et simple (des consciences, ou des êtres), ni l'intériorité pure ne suffisaient dès lors à définir la présence. Je pensais donc introduire dans le devenir (ou le « flux héraclitéen »), une structure intelligible et pratique à la fois, réelle et normative à la fois, sans le tronçonner par des discontinuités absolues. La totalité se déterminait comme totalité des moments. Il s'agissait donc au fond d'une théorisation philosophique de la présence rejetant l'absolu d'une modalité unique et l'absence dans la poussière informe des instants de la durée. La conscience commune, banale, brouillait et mélangeait à mon avis les « moments » dans des compromis informes. Il me semblait d'ailleurs que ces « moments » se retrouvaient en germe dans la vie de la nature, des plantes, des animaux – qu'ils explicitaient seulement des différences au sein de la nature cosmique – que par conséquent leur « restitution » et leur « description humaine » ne se séparaient pas d'une certaine vision de la nature. Dans l'éclat multiple, dans le bouquet des « moments » aux mains de la grâce et de la force humaines, venait pour moi s'épanouir la nature, en laquelle je reconnaissais le jeu, le labeur, la lutte, l'amour, le repos. La nature, je n'ai jamais pu la séparer de la culture et de l'humain.

[…] Je me demande aujourd'hui si cette théorie des moments ne pourrait pas se reprendre, dans une investigation sur ces plans délaissés, pour lesquels nous n'avons pas de bons instruments de recherche: l'esthétique, l'éthique. (H. Lefebvre, 2009 : 226-229.)

Je pense que cette théorie peut s’appliquer dans le domaine de santé. Mais en ce moment je suis plus dans la construction de mes propres moments :

· Moment du travail institutionnel (travail de nuit).

· Moment universitaire qui se découpe :

- Moment de recherche.

- Moment de l’école doctorale.

- Moment de séminaires.

- Moment de rencontre avec Rémi une fois par mois (à déterminer)

· Moment de plaisir : Opéra.

· Moment de publications puisque je suis sur le projet de coordonner la revue Les irrAIductibles.

Tous ces moments réuni donne une unicité à ma vie, il me semble que Rémi parle dans ce cas de dissociation (il me faut le vérifier).



[1] H. Lefebvre parle, dans son autobiographie, au passé car il „soupçonnait“ la „théorie des moments“ comme étant en opposition avec la théorie marxiste. Il revient sur cette appréciation, comme la fin de la citation montre. (J.C.T)

Du soignant au client

samedi 13 novembre 2010

5h22 dans mon bureau après une nuit blanche

Du soignant au client

Depuis quelques semaines je suis passé du statut de soignant à celui de « client ». Régulièrement je me retrouve aux urgences urologique pour savoir de quelle pathologie je souffre. Quatre semaines de douleurs invalidante. Trois diagnostics posés et malheur aucun de bon.

Je me retrouve donc à aller consulter un urologue de ville qui pose le bon diagnostic…prostatite. Cela m’a valu trois traitements différant antibiotiques et bien évidement pas les mêmes. On nous parle de maitrise des couts.

Donc d’ici peu je vais me retrouver devant le médiateur, car pour moi il est inconcevevable de me retrouver avec une maladie imaginée par le dernier interne vu à l’hopital : somatisation testiculaire…

mercredi 10 novembre 2010

Les clefs du chateau

5h30 dans mon bureau

Les chefs du château

Nous sommes le 11 novembre et toujours rien du côté professoral sur la plateforme de la fac. Donc je pense que nous avons l’outil à nous d’investir cet espace. L’augestion c’est aussi cela, se prendre en charge et échanger entre étudiants. Au moment venu il faudra que les enseignants prennent le train en route et tiennent compte du travail et chantier mis en route pas nous.

Donc aujourd’hui je travaille l’EC Technologie Educatives et formation tout au long de la vie. Je pense commencer un PowerPoint sur mon mémoire. Mais je ne suis pas doué en informatique, donc j’ai pris rende vous avec Elisabeth qui travaille sur les TICE[1] pour qu’elle m’explique comment faire. Hier j’ai tenté de commencer mais le résultat est…lamentable.

Le but travail demandé est une présentation de son mémoire, titre, chapitrage… C’est une aide pour agencer et conceptualiser le travail de mémoire de M2.




[1] Définition du mot TICE, Acronyme pour Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement. il s'agit de mettre en avant les technologies modernes afin de les inclure dans l'enseignement.

Moment interculturel

Jeudi 11 novembre 2010

1h30 dans mon bureau

Moment interculturel

Je me suis dis que cette année je vais m’accorder des moments de plaisir. Je suis allé à Karlsruhe car Gerald était invité à une soirée musicale chez un professeur de l’IUT avec il travaille sur TICE.

Au départ je pensais m’ennuyer car il y a toujours la barrière de langue qui me pose problème, je ne parle pas Allemand (et pourtant j’ai vécu trois ans à Karlsruhe). Surprise plus de moitié de l’assistance parlait Français, j’ai donc pu échanger.

L’événement de la soirée était un concert privé de Martin Schmitt compositeur et chanteur de jazz. Ce fût agréable.

A moment donné il ne faut pas que la nourriture intellectuelle, mais aussi culturelle. J’avais passé la journée à penser le projet sur Les irrAIductibles. Comment m’organiser afin de concilier : Master 2, travail, publications… Cela dénote chez moi une hyper acticité intellectuelle. Je m’interroge sur cela, pourquoi mettre en chantier tant de projet ?

Echange de mail pour la mise en route de la revue

8h00 dans mon bureau

Echange de mail avec Benyounès Bellagnech

« Bonjour,
je cherchais à te contacter Gérald schlemminger (mon ami) de chercher sur le net pour te trouver. Nous nous sommes vu à Paris8 mais peut être ne t'en souviens tu pas. Je cherche à remettre en route la revue dont tu étais responsable à la fac, mais il est difficile de trouver des étudiants qui désirent publier. Peux tu m'aider dans cette tache? me dire si cela t'intéresse? Mon but serait de sortir un numéro cette année. Mais il me faut trouver des personnes qui s’impliquent. J'ai mis mon journal de recherche en ligne cette année voici le lien: http://journaldeformationmaster2.blogspot.com/2010/06/pourquoi-un-journal-de-formation.htm merci à toi de me répondre si tu le souhaites. Bonne journée. Jean Christophe »

« Cher Jean Christophe,

Bien sûr que je me souviens de toi et de notre unique rencontre lors d'une soutenance de thèse à Paris 8! C'est une bonne nouvelle que de vouloir sortir un numéro de la revue Les irrAIductibles. Je suis disponible pour te soutenir dans cette démarche en apportant de l'aide au moins au début de la démarche. Tu proposes de coordonner un numéro dont il faut trouver l'intitulé ou le dossier principal. Pour ce faire il serait judicieux de préparer un appel à contribution. Je sais qu'il est possible de le diffuser par le biais de la liste des irrAiductibles dont s'occupe Sandrine Deulceux et avec laquelle j'ai des contacts. Il y a aussi une autre liste d'un groupe formé autour de Martine Boudineau qui envoie des messages de temps en temps sur le travail de son équipe. Je peux également diffuser l'appel à contribution par le blog. A ce propos j'ai une rubrique des irrAIductibles qui peut servir de lien entre ses groupes plus tous les inscrits à la newsletter. Cela fait beaucoup de monde ou assez pour redémarrer la revue. Après avoir diffusé l'appel à contribution, on peut envisager une rencontre pour aborder les modalités techniques et finaliser le projet. Le vrai patron de la revue est le coordinateur du numéro, donc tu auras ce rôle pour sortir le numéro et ainsi relancer la revue.

Je t'embrasse et à bientôt pour d'autres échanges. »

Donc les chosent se mettent en place petit à petit.

Projet de remise en route de la revue Les irrAIductibles

10h55 dans bureau toujours et encore

Projet de remise en route de la revue Les irrAIductibles

Depuis quelques temps l’idée de remettre en route cette revue me trotte dans la tête. Nous avons un outil à PARIS 8 qui nous permet de publier sur nos recherches. Ce matin j’ai pris contact avec Benyounès Bellagnech qui a travaillé et publié dans la revue.

Nous avons convenu de faire un appel à contribution pour faire paraître un numéro cette année. La thématique sera certainement : la socioanalyse et terrain de travail. Comment puis-je appliquer la socioanalyse dans mon secteur professionnel ? Le spectre se doit d’être large, je ne pense pas qu’il faille rester exclusivement sur la thématique de la santé. Il faut y intégrer les autres secteurs. Cela est un peu confus peut être mais ce n’est que le début de ce projet.

mardi 9 novembre 2010

Pourquoi avoir choisi de faire mon journal sous forme de blog

mercredi 10 novembre 2010

4h00 dans mon bureau

Pourquoi avoir choisi de faire mon journal sous forme de blog

Hier soir cette question m’a été posée par Élisabeth avec qui je suis en contact. Nous sommes en M2, et parlons de l ‘avancé de nos travaux même si l’objet de notre recherche n’est pas identique.

Les années précédentes je ne servais de la plateforme l’université de PARIS 8. Cette année j’avais envie d’être lu par un plus grand nombre de personne, et d’avoir des retours autres que celle de ma communauté de référence.

Grace aux nouvelles technologies tout est presque possible, j’ai adjoint un outil statistique au blog. Je peux voir d’ou se connecte les lecteurs, les pages les plus lu… Il m’arrive d’avoir des commentaires et d’en tenir compte. Par exemple une personne me disait que l’objet de ma recherche l’intéressait mais que je n’étais pas assez explicite. Cela m’oblige donc à revoir ma façon de rédiger. Gérald me dit aussi que je suis dans l’implicite, il me faut expliquer mes raisonnements. Pour moi cela me semblait clair dans ma tête, mais j’écris aussi pour d’autres. Je désire partager, confronter des modes de pensée qui ne sont pas forcement les miens.

Il se peut que je passe à côté de publications et là l’internaute peux m’aider aussi à récolter des données inconnues de moi.

Je pense que cela peut se rapprocher de l’interculturel. Je dis cela car j’ai vu avoir été lu au Canada, Etat Unis, Algérie, Égypte…

Entretien entre Rémi et Kareen

Toujours entre intime et extime

Avant de commencer ma lecture, je désire m’arrêter un instant sur un aspect frappant des écrits de Rémi. Pour avoir lu un certain nombre d’ouvrages de cet auteur ce qui attire mon attention et la place qu’il donne au lecteur, grâce à une écriture fluide et simple (et non simpliste, ne pas se tromper), il nous permet de comprendre des concepts qui ne le seraient pas forcément sous la plume d’un autre. J’avance donc l’hypothèse qu’il rédige pour un public étudiant.

Pour en revenir à l’entretient entre Rémi Hess et Kareen Illiade voilà en substance ce que je peux en comprendre de la place qui est la mienne : Remi nous fait entrer dans sphère familiale pour nous faire comprendre comment une tradition diaire (Parents, grand père) peut influer sur sa pratique. Il commence tôt à tenir un journal. Ce qui m’interroge à la lumière de mon histoire, c’est la façon qu’il a eu de passer de la posture (que je déterminerais comme institutionnelle) de mauvais élève à celle d’étudiant réussissant. Aujourd’hui, je le perçois comme passeur, passeur de savoir qu’il partage avec nous, et là, sa posture n’est plus la même. Il me renvoie l’image d’un homme qui a su faire une force de certaines faiblesses. Accompagner les étudiants avec un outil autre que des partiels, un outil qui peut être investit.

Dans la façon dont Rémi c’est servit du journal, dans le contexte particulier du conflit, le distribuer à ses élèves et collègues je me pose certaines questions :

  • Au niveau des élèves, il était dans une relation pédagogique, qui, à mon sens, implique un transfert (élève/enseignant). Cela n’a t-il pas biaisé l’analyse ? Je pense que le transfert est un mécanisme essentiel dans la relation/rapport au savoir.
  • Au niveau de ses collègue entre en jeu une relation liée au mode de pensé : ceux qui sont syndiqué, ceux proches du chef d’établissement… Je dirais qu’à ce niveau, l’auteur peut manquer de neutralité et de bienveillance en fonction de se qui est en jeu.

Rémi nous dit ne pas écrire l’intime (comme Amiel : Journal intime). Mais qu’est-ce que l’intime ? Pour moi, entrer chez l’Autre, c’est une partie de l’intime. Par exemple quant il relate le journal consécutif au conflit avec Jean Louis, je trouve cela intime.

« Que l’écriture libère ou répare, c’est parce qu’elle crée de l’altérité, que l’intime sort de l’intériorité dans un mouvement que Lacan appelle “une extériorité intime”, une sorte d’”extimité”
.

Mais l’écriture de l’intime acquiert un tel pouvoir de réparation de ce qu’elle reconstruit une identité, des images du moi, et que la mise en mots protège de la dislocation, défend de l’effondrement. Georges Perec dit comment, au début de sa psychanalyse, il était pris d’une frénésie d’écriture presque maniaque, car “l’écriture me protège. J’avance sous le rempart de mes mots, de mes phrases, de mes paragraphes habilement enchaînés, de mes chapitres astucieusement programmés. Je ne manque pas d’ingéniosité.” La fonction libératoire ou illusoirement thérapeutique de l’écriture agit alors à rebours de ce qu’entreprend le psychanalyste. Car c’est une identité d’emprunt, une construction moïque, que tente d’édifier l’écrivain de l’intime, sous une forme autobiographique ou diaristique, avec le désir de se connaître, d’explorer la conscience de soi et de sa vie. Cette “écriture-carapace” renforce les défenses du moi que le psychanalyste cherche, précisément, à faire tomber, elle construit des imagos alors que la psychanalyse travaille dans la “déliaison” et déconstruit, avant que par la perlaboration, quelque chose se reconstruise[1] ».

Je trouve que cet article éclaire mes propos sur l’intime (mieux que ce que je pourrais écrire).

Pour en terminer avec cet entretien je désire souligner qu’à sa lecture, le concept de moment et clair. Rémi articule ses journaux autour de moments : pédagogique, artistique et – si je puis me permettre – celui des vins dont il ne parle pas ici. (Il faut savoir que Rémi décolle systématique les étiquettes de vin qu’il boit afin de les coller dans un journal.)

Si nous embrassions de la vue le rayonnage dans lequel il met ses journaux, je me demande si nous n’aurions pas une vue d’un Homme total (hypothèse de ma part), ou tout du moins de la totalité d’un Homme, de l’homme qu’il est.

Pour ma part, je n’arrive pas à rédiger de journaux par moment ; pour l’instant je globalise, cela me confère un vue de mon travail (universitaire mais aussi intérieur de moi).




[1] Dans un article d’Agnès Verlet, “Ecriture de soi et psychanalyse”, paru dans Le Magazine littéraire de mars 2008 (n°473) :

De l’intime à l’extime en passant par la pudeur

Mardi 9 novembre 2010

12h29 dans mon bureau

De l’intime à l’extime en passant par la pudeur

Vaste question posée sur le forum. Dans le cadre de mon travail nous n’avons pas le même rapport à ces notions. Coté soignant nous visualisons des corps toute la journée par terminer par ne plus les voir. Je suis le seul homme du service et je me questionne sur mon rapport au corps de femme. Quant une patiente me demande de faire certains actes il peut y avoir deux postures de sa part :

  • · l’exhibitionnisme : je pense en particulier à une patiente que je suivais il y a quelques années en dermatologie. Chaque soir elle attendait face à la fenêtre de sa chambre avec sa chemise d’alitée (celles dont on dispose dans chaque service et sont ouverte à l’arrière). Quant j’entrais dans sa chambre elle n’avais pas fermé cette chemise et donc je pouvais voir son corps nu. J’étais plus gêné qu’elle. Quel en est le signifiant ? Je ne le sais toujours pas.
  • · La pudeur à outrance (mais la je suis dans jugement). Des patiente ne voulant pas voir d’hommes dans leur chambre quelque soit l’acte à accomplir : prise de constantes, refaire un lit… et ce n’est pas toujours lié à la religion comme j’ai pu le penser de prime abord.

En se qui me concerne je suis souvent vu comme quelqu’un n’ayant pas de pudeur ou de tabous. Il me semble que tout peut se jouer dans la verbalisation. Il est possible de parler d’intime avec pudeur. Mais la encore nous n’avons pas tous la même échelle de valeur. Parler sexualité peut être très intime pour certains. De mon côté je parle plutôt de pratiques sexuelle cela ne voulant pas dire que je verbalise ma propre sexualité. Mes collègues de travail confondent les deux souvent. Parler pratique fait parti pour moi d’un combat militant, certainement parce que j’ai longtemps travailler dans le secteur de la prévention du SIDA.

lundi 8 novembre 2010

Changement de cap pour mon mémoire

18h44 avant d’aller à l’opéra

Changement de cap pour mon mémoire

Suite au séminaire de vendredi je pense me diriger exclusivement sur l’aspect relationnel patient/soignant. J’y intègrerais des références à la relation avec le médecin. Je reste sur mon idée de travailler sous l’angle de l’analyse institutionnelle.

Donc cette semaine je vais faire mon plan de travail pour terminer et soutenir en juin. Dois-je intégrer aussi dans mon plan les EC ? Cela risque d’être difficile du fait que n’avons que peu voir pas du tout de date pour l’ouverture des forums.

Le travail de M2 découle de celui de M1 mais je ne garderais pas le titre qui était : L’hôpital : vécu non assumé de détresse sociale ? Ébauche d’une étude ethnographique et socioanalytique. Mais peut être étude ethnographique et socioanalytique de la relation soignant/patient dans le travail de nuit.

Je chemine doucement, mais ce dont je suis sûr c’est de prendre du plaisir à rédiger mes journaux. Je me demande comment les exploiter ?

Je vais me replonger dans la thèse de Kareen pour faire un retour sur l’historicité des pratique diaire.

Hier sur la plateforme j’ai regardé les échanges sur de l’intime à l’extime en passant par l’implication. Ce fût une de mes grandes questions de l’an passé. Tout est échelle de valeur, nous n’évaluons pas tous l’intime/l’extime de la même façon.

dimanche 7 novembre 2010

La socianalyse début d’une définition :

5h00 dans mon bureau

Pour définir la socianalyse de façon simple je pars d’un écrit[1] de Patrice ville[2] :

« Je suis aujourd’hui comme hier très attaché à la distinction entre analyse et théorie. Dans la socianalyse - analyse institutionnelle en situation d’intervention - il y a trois opérations à mener : l’une est analytique, l’autre théorique et la troisième est du ressort de l’action. Je distingue donc : un travail de déliement des forces sociales en action sur et dans la situation analysée, forces qui deviennent visibles à l’oeil nu (ana-lyse), un travail de confrontation et connexion des théories des différents acteurs sur la situation, donc une mise en contact des savoirs sociaux, et une troisième opération de recomposition par les acteurs sociaux d’une forme sociale plus adéquate que la précédente. Sans distinguer analyse et théorie, je n’aurais pas pu développer ma pratique d’intervention simultanément dans ces trois directions distinctes. »

Comment mettre en place un dispositif socioanalytique dans mon champ de recherche ? Le problème est peut être le peu de distance entre le terrain et moi même. Je suis soignant dans l’unité de soins où je fais ma recherche. Il y a un lien professionnel et affectif ce qui me confère une posture d’étudiant chercheur qui à peu de distance avec son objet.

Une fois posé se constat, que dois-je faire ? Changer d’unité de soins pour avoir un champ d’action plus large ? travailler ma posture ? Pour l’instant je n’entrevoie pas de solution qui me satisfasse. Il faudra bien que rapidement je solutionne cette problématique.

Patrice ville de son coté intervient dans des entreprises qui lui passent une commende, dans mon cas c’est moi qui asse la commende. Il me semble qu’il un peu tard pour changer le lieu ou je tente d’intervenir. Le risque est, à mon avis d’être de parti pris se qui « biaisera » mon travail.




[1] Analyse et théorie cours de M2 en ligne.

Problèmes d’organisation

Lundi 8 novembre 2010

3h30 dans mon bureau

La plateforme est bien ouverte pour les cours, mais rien n’est fixé pour le semestre. Aucune intervention des enseignants, donc j’ai téléchargé des cours de l’an passé. Je poste de temps à autres un message. Il y a surtout des interactions avec les autres étudiants.

Suite à mon séminaire je prends conscience que je suis peut être en retard pour un soutenance en juin. Cette semaine je dois faire mon plan de travail afin de me faciliter la rédaction du mémoire. Mon plan doit contenir des dates pour :

  • · Revoir le champ d’attaque et la problématique.
  • · Les lectures.
  • · Etayer ma bibliographie
  • · Rédaction du sommaire.
  • · Définir les concepts don j’ai besoins.
  • · Suivre des colloques en lien avec ma recherche.
  • · Dates précises pour terminer chaque chapitre.
  • · Relecture du chapitre rédiger.
  • · Lecture finale du mémoire par deux personnes

Le tout doit être terminé mi-avril ou dans la première semaine de mai.

Je me demande si je vais y arriver en sachant qu’il y a les EC à valider, les séminaires doctorant et mon travail de nuit. Maïa me dit que me mets la pression tout seul, mais je serais en vacances du 15 aout au 15 septembre aux USA, de ce fait je puis envisager de soutenir qu’en juin.

Pour moi qui suis un peut lent cela va ressembler à une course et il me faudra travailler 5h à 7h par jour juste pour PARIS 8. Je doute d’avoir cette capacité de travail, car cela veut aussi dire que lorsque je travaille à l’hôpital (10h pour une nuit) je dois en rajouter minimum 5 pour me tenir au plan de travail.

jeudi 4 novembre 2010

Séances de psychanalyse d’hier

Vendredi 5 novembre 2010

5h10 devant mon ordinateur

En ce moment je groupe mes séances par deux. Je vais chez un psychanalyste Lacanien[1]et la séance ne dure que 15 minutes, cela ne me suffit pas.

Le travail que j’entame avec lui porte surtout sur mes pratiques professionnelles. Je considère ce lieu comme une supervision non institutionnelle.
Il m’a fallut un certain temps pour découvrir les raisons profondes pour lesquelles je suis soignant et dans la relation d’aide ? Une des réponse est qu’il m’a été plus facile de « réparer l’autre » que moi même. Aller en soi, creuser, parler de mon histoire est douloureux. Je ne pense pas pouvoir en faire l’économie, même si Rémi Hess passe que la pratique de l’écriture peut éviter un processus de psychanalyse.
Pour moi ceux sont deux chose complémentaires :
  • · Dans un premier temps je verbalise (en séance).
  • · Dans un second temps j’écris pour comprendre les interactions, les enjeux et je tente d’analyser.
Hier donc je me suis demander pourquoi parler de client et non d’usager dans le cadre de l’hôpital. Deux réponses sont possibles au stade ou j’en suis :
· L’hôpital devient une entreprise, avec tout ce que cela peut engendrer. Maitrise des coûts, rééquilibrer le budget…
· Mais aussi après avoir parlé avec Laure (nouvelle étudiante en M2 et cadre de santé), elle m’a expliqué que l’hôpital entre dans la démanche de zéro défaut (tout comme une entreprise.
Il me semble que ce dernier point, du zéro défaut est difficile à éteindre car je travaille dans l’humain. Une erreur est toujours possible. Pour arriver à ce but il tout protocolisé :
  • · Les soins (techniques et d’hygiène)
  • · Lavage des mains.
  • · L’entretient du matériel.
· Respecter les circuits propre et sale (c’est à dire ne pas mélanger et se faire croiser tout se qui est propre et se qui est sale)…
Mais configuration des bâtiments datant de 1978 ne le permet pas toujours.
Puis est venu le temps de comprendre pourquoi il m’arrivais de verbaliser certaines choses avec un vocabulaire qui pouvait choquer mes collègues ou les clients. A cela plusieurs réponses sont venues m’éclairer :
  • · Je ne suis pas issu de région ou je travaille. Donc ma culture verbale n’est pas la même.
  • · C’est un mode de protection.
  • · Après une nuit de dix heures le moment des transmissions orales peut me servir de « soupape » de décompression…
Donc depuis le mois le mois de septembre je fais un effort de vocabulaire pour répondre au mieux à la commande de l’institution quant à ce sujet. Cela me demande des efforts, car je ne puis effacer plus 45 ans de fonctionnement en un clin d’œil. J’en suis réduit à me renfermer sur moi même pour ne pas « déraper ». Cela se traduit par le fait que je laisse ma collègue infirmière faire les transmissions orales.